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Samedi 23 juin 2007

par Mekaret Moon

Petite fée, tu es entrée dans mon coeur au moment où ce dernier se languissait dans une froideur hivernale.

Petite fée, tu m’as apporté les doux rayons d'un soleil manquant.

Petite fée, tu m'as souri et m'as apprise à sourire à la vie.

Tu courais avec légèreté dans ce parc en tournant sur toi-même, faisant virevolter ta robe blanche légère. Je voyais les ailes transparentes de ton âme de fée qui scintillaient de mille couleurs sous le soleil estival.

J'entendais ton rire magique qui ouvrait les coeurs les plus fermés.

Et peu à peu, la magie m'a emportée dans ta danse secrète dédiée à la Déesse Vie.
Le monde ne tournait plus, nous tournions autour du monde.

J'aurais voulu que des ailes apparaissent sur mon âme humaine pour t'accompagner dans le royaume des cieux féeriques.

Petite fée, ton sourire et ta joie de vie m'ont apprises à aimer. A t'aimer. Belle enfant, ma fille.

Tu étais dotée d'une énergie merveilleuse que l'on appelle amour. Et tu rayonnais de cet amour inconditionnel dans un monde plongé dans les ténèbres des souffrances humaines.

Petite fée, tu chantais et riais aux mille éclats qui brisaient la tristesse et la mélancolie. Ton bonheur et ta joie de vivre embaumaient l'air de cet anodin parc.

Ton visage infantile respirait l'innocence que seuls les êtres qui n'ont pas compris ce monde portent encore en eux. Tes cheveux ondulaient avec le vent lorsque tu courais avec toute ta légèreté.

Tu laissais derrière toi une empreinte du merveilleux, venu d'un monde que les humains ne connaissaient pas.

Tes mots, tes exclamations que tu prononçais avec vivacité provoquaient en moi un rire que je ne croyais plus existant.

Telle une petite déesse, tu arrivais le matin d'un pas indécis et me souriais en me saluant. Je te demandais si tu avais bien dormi et tu me racontais alors les rêves qui avaient peuplé tes nuits.

L'énergie que tu dégageais apportait la vie qui manquait autrefois à cette petite maison au bord de la plage. Tes yeux bleus scintillaient comme le ciel qui plonge dans l'océan.

Nous nous asseyions à la terrasse et je buvais un nouveau café chaud tandis que tu trempais ton croissant dans ton chocolat chaud. Ensuite, je m'asseyais près de toi pour regarder les dessins animés que tu aimais.

Nous parlions, nous riions comme de vieilles amies tandis que le soleil montait dans le ciel.

Petite fée, tu m'apportais un bonheur insoupçonné.

J'aimais aller à la plage avec toi pour te voir danser et sauter dans l'eau qui communiait avec toi. Parfois, je te rejoignais pour faire des batailles dans l'eau et je retrouvais mon coeur d'enfant.

Le soir, j'aimais t'embrasser avant que tu ne t'endormes et je te récitais la petite prière que nous avions écrites toutes les deux. Que le peuple des fées entendent notre prière, qu'il t'emmène dans ces contrées magiques pour que tes rêves soient chaque nuit de nouvelles aventures...

Petite fée, j'aime ton âme d'enfant qui me rappelle que l'on peut encore vivre dans ce monde froid et souciant.

Petite fée, je n'ai pas compris pourquoi la mort t'a arraché de mes mains. Toi, enfant de mon corps, âme de fée. Tu es partie là où seule la mer peut emporter des âmes innocentes.

Petite fée... ma belle enfant...

Tu me manques.

publié dans : Sous la plume de mon être
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