Bienvenu mon ami,

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Que tu sois ami(e) ou visiteur, connu ou inconnue, soit le bienvenu dans mon antre.

Je suis folle, naïve, parfois innocente ou violente. Je te présente mon univers.

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Bonjour Bébé,

Bonjour Bébé,

Te voilà naquis, après des heures d'attente, de tentative d'accouchement d'une image conçu dans l'utérus de mon esprit.

Bonjour bébé,

Petit blog personnel pour mes amis, pour moi et pour tout ceux qui sont prêt à entendre le flot des mots qui cascadent dans ta vie.

Bonjour bébé,

Tu seras mon confident, mes recherches, mes partages, mes joies et mes peines.

Bonjour bébé ! Bienvenue chez moi.


Moon
Mercredi 16 avril 2008

par Mekaret Moon
Je n'avais pas abordé au cours de ma psychothérapie ces évènements pour la simple et bonne raison que tout avait encore disparu de ma tête.

Est-ce que c'était une réaction suite aux influences de ma soeur A. ? Je ne sais pas, je pense. Je parlais avec ma psy de retrouver mes souvenirs mais ça a été mis de côté pour continuer à avancer sur le reste.

C'est trop difficile à expliquer et à comprendre pour quelqu'un qui n'a pas vécu pareil refoulement.

Puis, un exercice a réouvert la plaie dans mon coeur. Et les comportements autodestructeurs sont revenus, comme il y a deux ans.

A force de chercher à nouveau, la boite de Pandore s'est réouverte. Et tout va mal. Mes antidepresseurs ne font plus d'effet, je rate des journées de travail car je n'ai plus la force de me lever le matin et j'ai tout cramé dans la drogue.

J'ai l'impression que je ne verrai pas le bout du tunnel. J'aimerais me libérer de tous ces sentiments, de l'immense culpabilité, de la colère que j'éprouve aujourd'hui et de l'envie de mourir.

Je ne maîtrise plus rien, je suis figée, je tente de me calmer mais j'ai beaucoup de mal.

La blessure a été redécouverte mais ni soignée et encore moins guérie.

Se rappeler ne suffit pas, cela sert juste à faire exploser le volcan.
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Lundi 14 avril 2008

par Mekaret Moon
Il n'avait pas le droit de me toucher. Il n'avait pas le droit de me faire subir ça.

C'est un monstre !!! Cela fait plus de vingt ans que je souffre. Plus de vingt ans que je sentais au fond de moi toutes ces douleurs que je n'arrivais pas à nommer.

Aujourd'hui, je porte la culpabilité de son acte ignoble et je n'arrive pas à m'en débarasser.  La petite fille est persuadée qu'elle est un monstre pour avoir subi pareil châtiment. Mais tout ce qu'il a fait, c'est massacrer son corps et briser son âme par pure égoïsme !!

J'avais de nouveau oublié les souvenirs depuis plusieurs mois. Tout était redevenu flou au point où je me demandais si tout ce que j'avais écrit était bien réel. Mais, j'ai revu le soleil glacé, un soleil bleu pâle dans mon monde intérieur et la brèche s'est de nouveau ouverte.

Pour calmer cette douleur qui me fatigue tant, j'ai perdu tout mon argent dans la drogue. Un moment de bien-être mais bien trop passager et qui coûte terriblement cher.

Plus d'argent, fatiguée et avec mes larmes car malgré tout, les souvenirs sont revenus. Avec tous les sentiments que cela engendre.

Je pleure, je suis déprimée et rien ne peut me soulager. Ni drogue, ni médicament, rien...

Je fuis dans le sommeil, je suis absente au travail, je perds mes nuits à consommer du crack et fini par pleurer le matin car rien ne peut me soulager de ces souvenirs atroces.

Je revois la cave, ce fauteuil rouge déchiré. Je me suis rappelée que je dormais quand il est venu me chercher. Il me parlait en arabe, il avait bu.
Ce n'était pas mon père que je voyais, je ne le reconnaissais pas et pourtant, c'était bien sa voix.

Il n'a pas écouté mes sanglots. Il n'entendait rien, ne pensait qu'à lui. Je n'étais plus sa petite fille, j'étais un objet dont il usait. Du haut de mes quatre ans, je ne comprenais pas ce qu'il se passait. Je savais que ce n'était pas normal mais je n'avais aucun mot à poser.

A quatre ans, on est pas censé connaître encore le mot "viol".

Maintenant, il vit avec sa nouvelle famille et mène une vie paisible tandis que je tente de m'en sortir de ce mal qu'il m'a fait subir.

Et puis, sa petite consolation était sa phrase culte: "tu grandiras, tu oublieras".

Oui, j'ai oublié mais mon coeur n'a jamais oublié. Mon corps n'a jamais oublié non plus et mes souvenirs sont  de nouveau là. Même si maintenant, il nie tout en bloc.

Il n'avait pas le droit de briser la vie de ses enfants.
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