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Bonjour Bébé,

Bonjour Bébé,

Te voilà naquis, après des heures d'attente, de tentative d'accouchement d'une image conçu dans l'utérus de mon esprit.

Bonjour bébé,

Petit blog personnel pour mes amis, pour moi et pour tout ceux qui sont prêt à entendre le flot des mots qui cascadent dans ta vie.

Bonjour bébé,

Tu seras mon confident, mes recherches, mes partages, mes joies et mes peines.

Bonjour bébé ! Bienvenue chez moi.


Moon
Jeudi 15 novembre 2007

par Mekaret Moon
Ces jours-ci sont sous l'influence de la musique indienne.  Tout a commencé sur youtube.fr où je recherchais certaines vidéos jusqu'au moment où je tombe sur une chanteuse indienne (de l'Inde, pas de l'amérique).
Je retombe sous le charme de ce chant très spécial qui a aussi bercé la fin de mon enfance.  Sur le coup me revient une chanson que j'avais vu dans un vieux film hindou et donc les paroles ainsi que la mélodie ne m'avaient jamais quitté.
Yashomati maya se bole nandala...Radha kiou boli me  kiou kala

Cependant, je n'avais pas l'orthographe de la chanson, je ne me rappelais plus du titre du film, seulement de l'histoire. J'ai commencé mes recherches sur youtube avec le nom de Radha mais aucun succès. Et je cherche, encore, encore, encore... sans aucun résultat.

J'avais 11 ans, je ne sais pas comment cette vidéo a atteri chez nous. Je l'ai regardé avec mes soeurs et mon frère, j'ai pleuré , j'ai chanté, j'ai été émue par l'histoire et la voix de la belle hindou au corps sublime.
Son histoire pourrait être une caricature mais est pourtant bien philosophique. Elle avait perdu sa mère à sa naissance et son père, le prêtre d'un petit village,  l'éleva seul.  Un jour, son père devait chanter une chanson religieuse à une fête pour le petit garçon d'une famille très importante. Il commença mais sa voix l'abandonna tandis que tout le monde lui jeta un regard haineux. Pour venir en aide à son père, la jeune fille, Rupa, chanta et tout le monde découvrit ce jour-là le don que portait l'enfant dans sa voix.
Juste après sa prestation, Rupa tenta de préparer des galettes à cuire dans une poele remplie d'huile qui se renversa et brûla son visage. Depuis ce jour, Rupa eut la moitié du visage brûlée et bien que le village reconnaissait son talent, aucun homme ne voulu l'épouser malgré les efforts de son père lorsqu'elle grandit.

Devenue la paria du village, elle se consola à travers le chant et c'est ainsi qu'un matin, en allant chanter au temple, elle réveilla un jeune homme qui était revenu à son village natale. Il tomba amoureux d'elle, envoûté par sa voix et ils apprirent à se connaître, sauf que Rupa se cachait à chacune de leur rencontre la moitié du visage avec le voile qu'elle portait. L'homme décida de la demander en mariage, toujours ignorant de sa cicatrice mais qu'il découvrit aux nuits de noce. Il la rejetta et refusa de croire que c'était la même femme. Rupa souffrit terriblement. Le jour, son mari la rejettait et la nuit, elle le retrouvait couverte de son voile. C'était son unique façon de vivre quelque part cet amour qu'elle avait toujours espéré.
De ses escapades nocturnes, elle tomba enceinte et son mari, bien sûr, ne croyait pas qu'il s'agissait de leur enfant à naître. La tempête des moussons s'abbatut cette année-là avec une violence extraordinaire qui obligea le village à quitter les lieux. Tandis qu'une file se dessinait, Rupa se mit à chanter. Son mari, persuadé de trouver son amante et non son épouse, cherchait dans la file jusqu'au moment où il reconnut le visage de sa femme et la voix de son amante. Je ne me souviens plus de la chanson mais je sais encore qu'elle lui expliquait que la beauté n'était pas seulement physique, elle était avant tout dans le coeur.

Bon ! Je vous présente des vidéos ? Allez ! Je sens que vous en mourez d'envie !

Pour commencer, ce fameux jour au temple:



Maintenant, la chanson qui donna le titre au film:


J'ai découvert que le film date de 1978.
Finalement, c'est avec quelques mots clés bien choisis que j'ai retrouvé le titre de ce film sur un blog et du coup, la chanson tant aimé sur youtube.fr

C'est fou, on retrouve tout sur Internet, ou presque...

Je vous laisse et vous dis Satyam Shivam Sundaram
publié dans : L'antre secret
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Dimanche 11 novembre 2007

par Mekaret Moon

Depuis une semaine, les choses se sont dégradées pour moi, pour ma santé surtout. Parfois, je me demande pour  quelles raisons  je n'accepte pas ce que je sais déjà.  J'avais décidé d'arrêter le cytalopram  parce que la somnolenc et la fatigue que cela me provoquait commençait  à m'énerver. Et puis, toujours cette petite voix qui me dit que j'ai la force de gérer seule mes états émotionnels alors j'ai arrêté.
Puis un premier signe: j'allais mieux, même très bien, si bien que j'ai compris que cette nouvelle énergie naissante au mois de septembre n'était pas si bon signe que cela.  Du coup, je me stabilise. Jusque là, ça va puisque bien sûr , je gère.
Jusqu'au  moment où la fatigue m'emporte et que de nouvelles crises de colère injustifiées suivies de crises de larmes me ramènent à la réalité: je ne suis pas apte à me soigner juste par la force de mon esprit.

Je connais pourtant mes cycles, je l'avais vécu à 14 ans. Cette même phase où je déborde d'idées positives et de projets, me disant ô combien la vie est belle pour finir un mois plus tard dans un hôpital . Puis, de  nouveau, on se relève, encore plus positive, battante. Les nuits raccourcissent, les activités et l'énergie se multiplient puis de nouveau, une période difficile et ce nouvel état dépressif revient comme s'il ne s'était jamais totalement effacé.

Aujourd'hui, j'ai dormi, dormi, dormi...  Accepter de perdre un peu, beaucoup de temps... Mais je sais que je ne supporterai pas que cet état perdure. 

Je viens de tomber sur une page et un passage m'a beaucoup marqué:
"Le suicide n'est pas un choix, on y est conduit quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face."
Dans le suicide, il ne s'agit que de cela. Vous n'êtes pas une personne haïssable, ou folle, ou faible, ou incapable, parce que vous vous sentez suicidaire. Avoir des idées noires ne veut même pas dire que vous voulez vraiment mourir - cela veut juste dire que vous avez plus de douleur que de ressources pour la prendre en charge maintenant. Si j'empile des poids sur vos épaules, vous vous écroulerez au bout d'un moment si j'ajoute suffisamment de poids... quelle que soit votre volonté de rester debout. (C'est pourquoi il est si inutile que les gens vous disent : "debout, garde le moral!" - vous le feriez, évidemment, si vous le pouviez.)

De nouveau, il va falloir retrousser mes manches, trouver un médecin et suivre aussi longtemps que possible un traitement qui m'aidera à garder la tête suffisamment haute pour me donner les forces d'avancer. Et peut-être qu'il faut que j'accepte que ce soit une maladie, pas juste  un problème psychologique à résoudre.

Sinon comment expliquer ces phases où j'allais vraiment de l'avant, où j'oubliais mes problèmes comme tout le monde sans que cela ne m'empêche d'avoir une nouvelle phase dépressive, qui vienne et s'installe sans comprendre pourquoi puisque j'avais fait tout ce qu'on m'avait demandé... Etre  positive, aller de l'avant, profiter de la vie, voir les choses sous un angle positif, avoir des activités, ne pas penser à ce qui n'allait pas mais juste à ce qui allait bien... J'ai fait comme tout le monde, ces conseils qu'on m'a donné, ces fameux "bats-toi " mais aucun de ces conseils n'ont fonctionné.

Il faut juste que je m'habitue à ne pas être comme tout le monde...

publié dans : Au fil des jours...
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