par Mekaret Moon
Je retombe sous le charme de ce chant très spécial qui a aussi bercé la fin de mon enfance. Sur le coup me revient une chanson que j'avais vu dans un vieux film hindou et donc les paroles ainsi que la mélodie ne m'avaient jamais quitté.
Yashomati maya se bole nandala...Radha kiou boli me kiou kala
Cependant, je n'avais pas l'orthographe de la chanson, je ne me rappelais plus du titre du film, seulement de l'histoire. J'ai commencé mes recherches sur youtube avec le nom de Radha mais aucun succès. Et je cherche, encore, encore, encore... sans aucun résultat.
J'avais 11 ans, je ne sais pas comment cette vidéo a atteri chez nous. Je l'ai regardé avec mes soeurs et mon frère, j'ai pleuré , j'ai chanté, j'ai été émue par l'histoire et la voix de la belle hindou au corps sublime.
Son histoire pourrait être une caricature mais est pourtant bien philosophique. Elle avait perdu sa mère à sa naissance et son père, le prêtre d'un petit village, l'éleva seul. Un jour, son père devait chanter une chanson religieuse à une fête pour le petit garçon d'une famille très importante. Il commença mais sa voix l'abandonna tandis que tout le monde lui jeta un regard haineux. Pour venir en aide à son père, la jeune fille, Rupa, chanta et tout le monde découvrit ce jour-là le don que portait l'enfant dans sa voix.
Juste après sa prestation, Rupa tenta de préparer des galettes à cuire dans une poele remplie d'huile qui se renversa et brûla son visage. Depuis ce jour, Rupa eut la moitié du visage brûlée et bien que le village reconnaissait son talent, aucun homme ne voulu l'épouser malgré les efforts de son père lorsqu'elle grandit.
Devenue la paria du village, elle se consola à travers le chant et c'est ainsi qu'un matin, en allant chanter au temple, elle réveilla un jeune homme qui était revenu à son village natale. Il tomba amoureux d'elle, envoûté par sa voix et ils apprirent à se connaître, sauf que Rupa se cachait à chacune de leur rencontre la moitié du visage avec le voile qu'elle portait. L'homme décida de la demander en mariage, toujours ignorant de sa cicatrice mais qu'il découvrit aux nuits de noce. Il la rejetta et refusa de croire que c'était la même femme. Rupa souffrit terriblement. Le jour, son mari la rejettait et la nuit, elle le retrouvait couverte de son voile. C'était son unique façon de vivre quelque part cet amour qu'elle avait toujours espéré.
De ses escapades nocturnes, elle tomba enceinte et son mari, bien sûr, ne croyait pas qu'il s'agissait de leur enfant à naître. La tempête des moussons s'abbatut cette année-là avec une violence extraordinaire qui obligea le village à quitter les lieux. Tandis qu'une file se dessinait, Rupa se mit à chanter. Son mari, persuadé de trouver son amante et non son épouse, cherchait dans la file jusqu'au moment où il reconnut le visage de sa femme et la voix de son amante. Je ne me souviens plus de la chanson mais je sais encore qu'elle lui expliquait que la beauté n'était pas seulement physique, elle était avant tout dans le coeur.
Bon ! Je vous présente des vidéos ? Allez ! Je sens que vous en mourez d'envie !
Pour commencer, ce fameux jour au temple:
Maintenant, la chanson qui donna le titre au film:
J'ai découvert que le film date de 1978.
Finalement, c'est avec quelques mots clés bien choisis que j'ai retrouvé le titre de ce film sur un blog et du coup, la chanson tant aimé sur youtube.fr
C'est fou, on retrouve tout sur Internet, ou presque...
Je vous laisse et vous dis Satyam Shivam Sundaram