Lundi 10 décembre 2007
par Mekaret Moon
Et quant est-il du libre-arbitre ? Qu'a-t-il ressenti lorsqu'il a vu de son oeil intérieur ces enfants qui ont été forcés à tuer leurs parents, contre leur gré ? Qu'a-t-elle ressenti lorsqu'elle a
vu son frère se perdre dans un chemin tortureux qu'elle savait conduisant vers la mort ? Qu'a-t-elle ressenti lorsqu'on lui a annoncé, un matin, au téléphone que sa mère venait, froidement, de
mourir de ce cancer du foie qui n'en finissait pas ?
Elle était seule, dans le salon, et son univers s'est effondré. Son père n'était plus absent depuis des années, sa mère venait de la quitter. Elle n'avait plus que sa soeur qui avait repris les activités de l'entreprise familiale. Lorsqu'elle s'est présentée à l'hôpital, elle a été accueillie froidement par les infirmières qui avaient déjà oublié ce moment bref dans leurs vies professionnelles.
Il avait abandonné l'héroïne pour son meilleur pote jusqu'au jour où on lui a annoncé que cet homme merveilleux venait d'être assassiné dans ce bar. J'ai écouté les larmes qu'il déversait tandis qu'il me racontait l'immense blessure qui ne l'avait jamais quitté.
Et puis, il y a aussi cet homme qui est passé auprès d'une adolescente dont le regard perdu fixait l'eau du fleuve. Il ne savait pas ce jour-là que la petite phrase qu'il lui avait dite avait empêché l'adolescente de se noyer dans le fleuve de ses larmes.
Cette femme, derrière ce bar, a regardé ce jeune de quinze ans et a compris à quel point il était perdu. Elle avait fait le choix insensé de lui offrir un gîte pour la nuit, pour ce jeune fugueur. Par la suite, il a retrouvé son chemin. Non pas un chemin physique mais des pas vers une lumière à laquelle il ne croyait plus.
J'ai vu et senti des choses mais elle n'était pas prête à les entendre. J'ai senti des douleurs et je n'ai pas osé aller plus loin, j'avais trop peur de voir, je ne pouvais pas voir, ni savoir.
J'ai regardé ce monde avec colère, tristesse, joie et peur. Mais j'ai compris que tous les choix ne m'appartenaient pas.
Si petite que je suis et insignifiante dans l'univers que je semble être, je peux ressentir encore et comprendre cela. Alors, je ne crierai plus jamais ma colère face à la source des univers. Que sait donc l'univers ?
Et quant est-il alors de mes choix ? Il y a une partie profonde en moi qui n'attend qu'une invitation pour oser me parler. Elle sait probablement, elle savait déjà avant que je ne le sache. Le plus terrible n'est pas tant le choix que l'on fait dans ce moment présent mais la déconnexion totale du centre de notre propre univers.
Les risques étaient connus, les choses étaient su ou pressenti mais on a beau aimé une personne de tout son être, on ne peut être le sauveur que de sa propre âme.
Elle était seule, dans le salon, et son univers s'est effondré. Son père n'était plus absent depuis des années, sa mère venait de la quitter. Elle n'avait plus que sa soeur qui avait repris les activités de l'entreprise familiale. Lorsqu'elle s'est présentée à l'hôpital, elle a été accueillie froidement par les infirmières qui avaient déjà oublié ce moment bref dans leurs vies professionnelles.
Il avait abandonné l'héroïne pour son meilleur pote jusqu'au jour où on lui a annoncé que cet homme merveilleux venait d'être assassiné dans ce bar. J'ai écouté les larmes qu'il déversait tandis qu'il me racontait l'immense blessure qui ne l'avait jamais quitté.
Et puis, il y a aussi cet homme qui est passé auprès d'une adolescente dont le regard perdu fixait l'eau du fleuve. Il ne savait pas ce jour-là que la petite phrase qu'il lui avait dite avait empêché l'adolescente de se noyer dans le fleuve de ses larmes.
Cette femme, derrière ce bar, a regardé ce jeune de quinze ans et a compris à quel point il était perdu. Elle avait fait le choix insensé de lui offrir un gîte pour la nuit, pour ce jeune fugueur. Par la suite, il a retrouvé son chemin. Non pas un chemin physique mais des pas vers une lumière à laquelle il ne croyait plus.
J'ai vu et senti des choses mais elle n'était pas prête à les entendre. J'ai senti des douleurs et je n'ai pas osé aller plus loin, j'avais trop peur de voir, je ne pouvais pas voir, ni savoir.
J'ai regardé ce monde avec colère, tristesse, joie et peur. Mais j'ai compris que tous les choix ne m'appartenaient pas.
Si petite que je suis et insignifiante dans l'univers que je semble être, je peux ressentir encore et comprendre cela. Alors, je ne crierai plus jamais ma colère face à la source des univers. Que sait donc l'univers ?
Et quant est-il alors de mes choix ? Il y a une partie profonde en moi qui n'attend qu'une invitation pour oser me parler. Elle sait probablement, elle savait déjà avant que je ne le sache. Le plus terrible n'est pas tant le choix que l'on fait dans ce moment présent mais la déconnexion totale du centre de notre propre univers.
Les risques étaient connus, les choses étaient su ou pressenti mais on a beau aimé une personne de tout son être, on ne peut être le sauveur que de sa propre âme.