Bienvenu mon ami,

Bienvenu,

Que tu sois ami(e) ou visiteur, connu ou inconnue, soit le bienvenu dans mon antre.

Je suis folle, naïve, parfois innocente ou violente. Je te présente mon univers.

Partage mes pensées, révèle-moi les tiennes.

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Nous avons tous un monde intérieur.

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Bonjour Bébé,

Bonjour Bébé,

Te voilà naquis, après des heures d'attente, de tentative d'accouchement d'une image conçu dans l'utérus de mon esprit.

Bonjour bébé,

Petit blog personnel pour mes amis, pour moi et pour tout ceux qui sont prêt à entendre le flot des mots qui cascadent dans ta vie.

Bonjour bébé,

Tu seras mon confident, mes recherches, mes partages, mes joies et mes peines.

Bonjour bébé ! Bienvenue chez moi.


Moon
Lundi 10 décembre 2007

par Mekaret Moon
Et quant est-il du libre-arbitre ? Qu'a-t-il ressenti lorsqu'il a vu de son oeil intérieur ces enfants qui ont été forcés à tuer leurs parents, contre leur gré ? Qu'a-t-elle ressenti lorsqu'elle a vu son frère se perdre dans un chemin tortureux qu'elle savait conduisant vers la mort ? Qu'a-t-elle ressenti lorsqu'on lui a annoncé, un matin, au téléphone que sa mère venait, froidement, de mourir  de ce cancer du foie qui n'en finissait pas ?

Elle était seule,  dans le salon, et son univers s'est effondré. Son père n'était plus absent depuis des années, sa mère venait de la quitter. Elle n'avait plus que sa soeur qui avait repris les activités de l'entreprise familiale. Lorsqu'elle s'est présentée à l'hôpital, elle a été accueillie froidement par les infirmières qui avaient déjà oublié ce moment bref dans leurs vies professionnelles.

Il avait abandonné l'héroïne pour son meilleur pote jusqu'au jour où on lui a annoncé que cet homme merveilleux venait d'être assassiné dans ce bar. J'ai écouté les larmes qu'il déversait tandis qu'il me racontait l'immense blessure qui ne l'avait jamais quitté.

Et puis, il y a aussi cet homme qui est passé auprès d'une adolescente dont le regard perdu fixait l'eau du fleuve. Il ne savait pas ce jour-là que la petite phrase qu'il lui avait dite avait empêché l'adolescente de se noyer dans le fleuve de ses larmes.

Cette femme, derrière ce bar, a regardé ce jeune de quinze ans et a compris à quel point il était perdu. Elle avait fait le choix insensé de lui offrir un gîte pour la nuit, pour ce jeune fugueur. Par la suite, il a retrouvé son chemin. Non pas un chemin physique mais des pas vers une lumière à laquelle il ne croyait plus.

J'ai vu et senti des choses mais elle n'était pas prête à les entendre. J'ai senti des douleurs et je n'ai pas osé aller plus loin, j'avais trop peur de voir, je ne pouvais pas voir, ni savoir.

J'ai regardé ce monde avec colère, tristesse, joie et peur. Mais j'ai compris que tous les choix ne m'appartenaient pas.

Si petite que je suis et insignifiante dans l'univers que je semble être, je peux ressentir encore et comprendre cela. Alors,  je ne crierai plus jamais ma colère face à la source des univers. Que sait donc l'univers ?

Et quant est-il alors de mes choix ? Il y a une partie profonde en moi qui n'attend qu'une invitation pour oser me parler. Elle sait probablement, elle savait déjà avant que je ne le sache. Le plus terrible n'est pas tant le choix que l'on fait dans ce moment présent mais la déconnexion totale du centre de notre propre univers.

Les risques étaient connus, les choses étaient su ou pressenti mais on a beau aimé une personne de tout son être, on ne peut être le sauveur que de sa propre âme.
publié dans : De l'autre côté de la Lune
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Lundi 3 décembre 2007

par Mekaret Moon
Par moment, j'ai envie que tout le monde se tienne la main, que tous les humains se disent qu'ils ne sont plus jamais seuls. Je voudrais croire que ce monde se transformera en un plan utopique où la lumière qui en jaillira fera revenir tous ceux que l'on aime.

Ce serait un beau monde, un monde d'harmonie et d'amour... un lieu où l'enfer n'existe pas mais est-ce qu'il y aura toujours ce libre-arbitre actuel ?


Rien n'est parfait, c'est la constance de ce monde.  Je me suis replongée dans mes souvenirs, dans le cocon éclaté familiale en y cherchant une énergie que j'avais déjà connu. Puis, j'y ai vu mon esprit fermé, rongé par la souffrance et la rancoeur. D'un coup, j'ai compris que tout cela m'empêchait de voir le présent.

Et puis, un pressentiment quand je l'ai vu. Est-ce que je me trompe ? Est-ce que je délire ? Pourquoi me demande-t-elle pardon aujourd'hui ? Est-ce qu'elle a compris qu'elle a fait ce qu'elle a pu, avec ce qu'elle avait, avec ses propres souffrances ?

Quelque chose qui n'était pas vraiment uni et pourtant, duquel je suis née.


Je voudrais lui parler, je ne sais pas ce que je veux vraiment lui dire. Déjà, quand elle était là, il y a de nombreux mots que j'ai tû, gardé pour moi alors que peut-être... Je ne sais pas, est-ce que j'ai le droit de lui parler ? Qui suis-je, de toute façon, à ses  yeux ?

Face à la mort, face à la vie se crée la question du pourquoi, du début et de la fin.  On est impuissant face à l'univers, face à toutes ces choses qu'on ne connaît, qu'on ne comprend pas.

Ces questions-là, comme tant de personnes dans le monde, je me les suis posée un milliard de fois. A chaque réponse apparaît une poussière d'étoile qui me raconte que nous naissons dans les pouponnières d'étoiles qu'ils ont observé. Là haut, très loin, dans un temps, un univers qui transcende notre temps. Invisible à nos yeux humains mais transperçant nos cellules. Et la lumière vive emplissait le tout, emplissait le vide qui n'en a jamais été un.

J'ai rêvé d'un monde utopique qui retrouverait ses origines sacrées dans le ventre de la Déesse. Elle n'est ni mort, ni vie. Elle Est. Dans ce monde futur, nous retrouverons nos proches, nos amis, nos âmes soeurs et nous vivrons sur une planète dont l'énergie rayonnante deviendra soleil pour d'autres mondes.

Elle me manque tellement. Je regrette tous ces instants que j'ai passé auprès de cette belle étoile. Je vois le monde qui s'éteint des nombreuses lumières qui, autrefois, l'éclairaient. Je vois le monde qui change et évolue vers un futur  précaire. Entre deux chemins, deux rythmes et tout ce métro-boulot-dodo qui nous déconnecte des messages si clairs autour de nous.
Je sombre dans la folie d'une schizophrénie latente, vestige d'une bouffée presque délirante, d'un ressenti plus que réel qu'il existe autre chose, tant de choses qu'on ne voit pas, qu'on n'imagine même pas.

Dans la voix de cette femme, j'ai entendu les mots que l'enfant attendait depuis si longtemps. Les larmes ont coulé, prix de la libération, marque de la souffrance longtemps tû et tellement vécue à chaque instant de cette vie de boulot-métro-dodo...

Peut-être , un jour, qui sait... Ce monde sera le paradis d'une autre planète.
publié dans : Pensées sauvages
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