Bienvenu mon ami,

Bienvenu,

Que tu sois ami(e) ou visiteur, connu ou inconnue, soit le bienvenu dans mon antre.

Je suis folle, naïve, parfois innocente ou violente. Je te présente mon univers.

Partage mes pensées, révèle-moi les tiennes.

Ecoute et raconte-moi.

Nous avons tous un monde intérieur.

Retour à l'accueil

Bonjour Bébé,

Bonjour Bébé,

Te voilà naquis, après des heures d'attente, de tentative d'accouchement d'une image conçu dans l'utérus de mon esprit.

Bonjour bébé,

Petit blog personnel pour mes amis, pour moi et pour tout ceux qui sont prêt à entendre le flot des mots qui cascadent dans ta vie.

Bonjour bébé,

Tu seras mon confident, mes recherches, mes partages, mes joies et mes peines.

Bonjour bébé ! Bienvenue chez moi.


Moon
Jeudi 15 mai 2008

par Mekaret Moon
je ne m'attendais pas à recevoir un email de sa part. Depuis le dernier coup de téléphone que je lui ai passé, il y a plus de deux ans, elle n'a donné aucun signe de vie et elle semblait avoir fait le choix de ne plus reprendre contact avec ses amis.

Disons que j'ai fait mon deuil par la suite. J'ai compris ce qu'il s'était passé, j'en étais "responsable" enfin inconsciemment en tout cas. Ce qu'il s'est passé n'a été qu'un évènement de plus révélant que sur le plan inconscient, j'ai des programmes destructeurs issus de l'inceste vécu dans mon enfance.

Du coup, je ne lui en voulais pas. Je me suis juste prise plus ou moins en charge, acceptant qu'elle avait choisi sa vie. Elle m'avait annoncé sa grossesse. En fait, c'est vraiment à ce moment-là que je l'avais vu pour la dernière fois... Après m'être relevé d'une longue et sérieuse dépression. Je ne lui ai pas dit tout ce que j'ai traversé, je n'ai pas envie de lui en dire davantage.

Mais aujourd'hui, elle m'écrit et demande de mes nouvelles. Elle a un petit garçon, je crois que cet enfant lui apportera beaucoup.

Plus le temps passe, plus les chemins s'éloignent. Je suis emplie d'amertume et de nostalgie, d'un sentiment que je ne saurai pas vraiment définir. Un mélange d'étonnement et un pincement au coeur.

J'en viens à me demander quels sont ses réels sentiments à mon égard ? Est-ce qu'elle était perdue ? Est-ce qu'elle luttait intérieurement ?

Quand j'ai relu ce que j'ai écrit dans mon journal à cette époque, je me rends compte que je ne notais que quand ça allait mal avec elle, que lorsqu'elle me décevait. Pourtant, dans ma mémoire, les premières choses auxquelles je pense sont à ces jours où elle m'a permis de dormir chez elle, où elle a été là quand mon petit rat est mort.

Elle ne le savait pas mais ces journées-là, je n'avais pas pris d'héro. Quelque part, elle a aussi joué un rôle de garde-fou, comme d'autres amis qui ont aussi été là pour moi. Outre le fait qu'il y a eu des soucis, non pas tant à cause d'elle mais de ses choix et de son mari, je ne peux pas nier qu'elle ne m'a rien apporté.

J'ai juste pensé à un moment donné qu'elle ne m'aimait pas et je me suis orientée ailleurs parce que Liège, dans son ensemble, m'avait déçu.

Mais peu importe où que je sois sur cette planète, les souffrances sont en moi. C'est à moi de changer, pas à changer de lieu dès que ça ne va plus. C'est simplement difficile d'expliquer à ceux qui m'ont vu adolescente pourquoi je continue à aller mal aujourd'hui malgré mon désir de vivre. Comment expliquer que deux parties en moi se livrent une bataille sans merci, d'un côté l'instinct qui me commande de m'autodétruire puisque le programme source s'est autodécelé défaillant et de l'autre côté l'intelligence qui apporte de nouveaux éléments pour modifier le programme source... Hum, ça me semble tout décousu cela. :-S

Avant hier, mon médecin m'a dit que j'étais jeune encore, que je n'ai que 27 ans donc c'est positif si ces souvenirs et ces sentiments s'évacuent maintenant.

Je le sais mais j'aimerais juste être au bout, au soleil, vivre enfin avec moi-même et non plus contre moi-même.

Je crois que je vais lui répondre mais je ne sais pas quand. Si elle m'a écrit, c'est peut-être qu'elle est prête à me parler à nouveau....
publié dans : Pensées sauvages
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mercredi 30 avril 2008

par Mekaret Moon

Une nuit d'insomnie, des nausées et vomissements ce matin. Une nouvelle rechute. Je pleure dans les bras de mon compagnon, me demandant si un jour j'arriverai enfin à travailler régulièrement comme tout le monde.
J'avais appelé pour dire que je ne serai au travail qu'à midi, cela tombait assez mal...

Les yeux fatiguées, devant mon écran, j'entends mon portable qui vibre. Je doute puis je regarde et vois ma belle-soeur qui a tenté de me joindre. Sachant qu'elle va mal ces jours-ci, je la rappelle et elle m'apprend le décès de ma grand-mère maternelle.

Encore un nouveau décès. Est-ce que la petite fille en moi ouvre les yeux sur ce monde ?

Triste ? Non, surtout pour ma mère. J'avoue ne pleurer que pour ceux que j'aime, pour ceux dont le coeur et l'âme m'ont touché. Ma grand-mère, je suis partie en 1993 et elle a décrété que les enfants de son fils étaient mieux que ceux de sa fille. J'ai été blessé dans ce rejet, comme si elle avait rejeté sa fille (ma mère) et tout ce qui allait avec....

Ce jour où je suis partie avec mon frère, j'ai vu ma grand-mère triste, émue finalement et mon frère m'a dit:
" tu sais, elle se fait vieille, elle ne sait pas si elle te reverra un jour "

Je comprenais mais je savais que je ne la reverrai pas et aussi le reste de ma famille en Algérie. Je n'y ai pas retrouvé mes racines, juste ma souffrance. La famille de mon père m'avait accueillie les bras ouverts mais toujours un peu comme une étrangère dont la vie devait être bien plus belle que la leur... La famille de ma mère n'ont pas été très gentils... Un cousin m'a même ri au nez, me disant que je suis certainement folle (à enfermer dans un asile en gros).

Là, c'est pour ma mère que je suis triste. Elle est en larmes, elle n'a pu voir sa mère, elle l'a juste au téléphone aujourd'hui avant qu'elle ne meurt.

Ma mère m'a dit: " j'ai eu beau dire que je ne la pleurerai pas, aujourd'hui je suis en larmes "

Pourtant, ma grand-mère n'a pas été vraiment une mère pour ma propre mère. Ma mère a eu 57 ans hier et elle attendait désespérément qu'elle soit reconnue et enfin aimée par sa mère. Ce ne fut jamais le cas. Même lors de ses derniers voyages en Algérie, ma grand-mère continuait à la dénigrer.
Cette souffrance, ma mère en parle très peu et pourtant ça m'a ému un jour, au point que j'en pleurais parce que je réalisais que c'était la petite fille dans ma mère qui parlait.

C'est pour cela que j'ai tenté, comme j'ai pu et en fonction de mes forces, de restaurer une certaine relation avec ma mère, que je n'ai pas totalement coupé les ponts.
Je sais que la souffrance suit son cours de génération en génération.

Je ne sais pas quoi dire d'autre sauf que ça m'affecte, que je trouve les temps troubles en ce moment pour moi et pour ma famille.

Tout n'est pas rose non plus dans la vie de mon frère. Au son de sa voix, je sais dans quel état il se sent. Je disais que mon frère réussissait sa vie mieux que moi mais les dernières discussions que j'ai eu avec ma soeur m'ont appris l'inverse.

Comme moi, il fait face à ses propres souffrances, qu'il reconnait pas vraiment d'ailleurs mais c'est son caractère, sa façon de réagir.

Tout comme moi, il est davantage affecté par l'état de tristesse de ma mère. En ce moment, on lui cherche des billets d'avions pour qu'elle puisse rapidement se rendre en Algérie.

publié dans : De l'autre côté de la Lune
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus